Marathon de la Liberté 2026 : 42,195 km pour me retrouver
3 h 11 min 39 s.
C’est le temps qu’il m’aura fallu pour parcourir les 42,195 kilomètres entre Courseulles-sur-Mer et Caen.
Mais résumer ce premier marathon à ces quelques chiffres serait finalement passer à côté de l’essentiel.
Parce que derrière ce chrono, il y a douze semaines de préparation, 710 kilomètres parcourus, quelques réveils très matinaux, des séances réussies, d’autres sacrifiées, des moments de fatigue, beaucoup d’organisation et un petit garçon qui, une nouvelle fois, aura eu son rôle à jouer dans cette aventure.
Et puis il y avait ce nom : le Marathon de la Liberté.
Un nom qui, au départ, n’avait pas vraiment compté dans mon choix.
Et qui, au fil des semaines, a fini par prendre un sens assez particulier.
Le Marathon de la Liberté en quelques chiffres
Épreuve : Marathon de la Liberté – Caen
Date : 7 juin 2026
Distance : 42,195 km
Temps officiel : 3 h 11 min 39 s
Temps montre : 3 h 11 min 17 s
Allure moyenne : 4’31/km
Classement : 245e sur 4 753
Catégorie M1 : 37e
Fréquence cardiaque moyenne : 172 bpm
Conditions : environ 15°C au départ, ensoleillé
Satisfaction : ⭐⭐⭐⭐☆
Pourquoi courir un marathon ?
J’avais déjà couru pendant des heures. J’avais déjà terminé des triathlons longue distance. Mais je n’avais jamais couru de marathon.
Un marathon tout court.
Et cette fois, le véritable objectif n’était pas inscrit sur ma montre.
Je n’étais pas venu chercher 3 h 15, 3 h 10 ou encore moins 3 heures.
Mon objectif était de courir proprement. Du premier au dernier kilomètre. De maîtriser ma course plutôt que de la subir.
Parce que ce marathon représentait bien davantage qu’un nouveau défi sportif.
Six mois plus tôt, j’avais commencé une forme de reconstruction personnelle.
Il avait d’abord fallu remettre certaines choses à leur place. Retrouver un équilibre. Reprendre progressivement le contrôle de mon quotidien et surtout recommencer à me projeter.
Le sport avait naturellement trouvé sa place dans cette reconstruction.
Pas comme une fuite, ni comme une solution miracle. Mais comme quelque chose qui m’appartient, qui me permet de me fixer un cap et d’avancer.
Ce marathon devait être l’aboutissement de ces six mois.
Pas parce qu’une ligne d’arrivée allait soudainement tout régler ou refermer une période de ma vie.
Simplement parce que j’avais besoin d’un point à l’horizon.
Et pendant six mois, ce point avait été situé 42,195 kilomètres après une ligne de départ à Courseulles-sur-Mer.
Ce qui est assez amusant lorsque je repense à la manière dont j’avais choisi cette course.
Parce qu’à l’origine, le Marathon de la Liberté était un choix parfaitement pragmatique.
Début juin était presque idéal : suffisamment tard pour préparer la course dans de bonnes conditions, mais suffisamment tôt pour pouvoir ensuite basculer vers un nouvel objectif sans empiéter sur les vacances d’été en famille.
Caen simplifiait également toute la logistique puisque j’ai de la famille à proximité du parcours.
Bref, un choix de calendrier et d’organisation.
Et puis, parfois, certains choix prennent leur véritable sens après coup.
Le Marathon de la Liberté.
Au fil des semaines, ce nom a commencé à résonner différemment.
Parce que c’est finalement aussi ce que j’avais l’impression de retrouver.
Ma liberté.
Pas celle de faire ce que je veux quand je veux. Quand on est père, et encore davantage lorsque l’on est seul, cette liberté-là n’existe pas vraiment.
Mais celle de reprendre le contrôle de mon temps, de mes projets et de mes envies.
La liberté de me fixer à nouveau des objectifs, de me réorganiser.
Et peut-être, tout simplement, celle de me retrouver.
Alors forcément, terminer ces six mois par 42,195 kilomètres sur ma terre natale, en Normandie, commençait à ressembler à autre chose qu’une simple coïncidence.
Une préparation loin d’être parfaite
Sur le papier, j’avais prévu douze semaines de préparation.
Dans la réalité, j’ai réalisé environ 85 % du programme, pour un total de 710 kilomètres, soit un peu moins de 60 kilomètres par semaine.
C’est assez loin de mes habitudes. Lorsque je prépare sérieusement un objectif, je dépasse généralement les 95 % du programme prévu.
Mais cette préparation m’a rappelé quelque chose d’essentiel : un plan d’entraînement doit s’intégrer à une vie, et non l’inverse.
La première difficulté fut simplement de trouver la bonne organisation.
Junior n’est pas encore totalement autonome et il n’était évidemment pas question de faire passer une séance de course avant ses besoins ou le temps que je dois lui consacrer.
Il a donc fallu déplacer, adapter et parfois supprimer certaines séances.
La deuxième difficulté fut plus inattendue.
À mi-préparation, j’ai traversé deux ou trois semaines de grosse fatigue. Pas une baisse de motivation ou l’envie de rester dans le canapé plutôt que d’aller courir.
Une vraie fatigue.
Une cure de vitamines et de magnésium m’a permis d’en sortir progressivement, mais plusieurs séances étaient déjà passées à la trappe.
Avec le recul, c’est probablement l’un des principaux enseignements de cette préparation : tout ne s’est pas passé comme prévu, mais rien n’est venu remettre en cause l’essentiel.
Je n’ai pas été blessé.
J’ai continué d’avancer.
Et lorsque la dernière semaine est arrivée, je n’avais plus besoin de rattraper quoi que ce soit.
J’étais prêt.
La veille : faire simple
Je devais initialement rejoindre ma sœur près de Caen dès le vendredi soir.
Puis nous avons regardé le GPS.
Quatre heures de route annoncées au lieu de trois, beaucoup de bouchons et la perspective d’arriver fatigué et probablement légèrement agacé.
Plan B.
Nous sommes finalement partis le samedi matin.
Avec le recul, c’était probablement le meilleur choix. Certes, je faisais trois heures de route la veille d’un marathon, mais je gagnais une nuit supplémentaire dans mon lit et surtout beaucoup moins de stress.
Direction ensuite Caen pour récupérer le dossard.
Tout se passe facilement. Très peu d’attente, juste ce qu’il faut de marche pour se dégourdir les jambes après la route et pas de fatigue inutile.
Parfait.
Le reste de la journée se déroule en famille. Les enfants se retrouvent, jouent, rient.
Et moi, finalement, je n’ai pas vraiment le temps de penser au lendemain.
C’est probablement mieux comme ça.
En fin d’après-midi, une petite activation d’une vingtaine de minutes, puis un dernier coup d’œil au parcours et au plan de course.
La première moitié est plutôt favorable. La seconde concentre l’essentiel du dénivelé.
Je décide donc d’assumer une stratégie légèrement offensive : viser environ 4’25/km sur la première partie afin de me donner un peu de marge pour la suite.
Un bon repas, les dernières vérifications et au lit.
21 h 30.
Extinction des feux.
4 h 30
Comme souvent, la journée commence tôt.
Et comme toutes les autres, elle ne peut raisonnablement pas commencer sans une bonne dose de café.
Je reprends une dernière fois le parcours.
Avec le recul, j’aurais probablement dû m’attarder un peu plus sur sa seconde moitié. J’avais bien identifié le dénivelé positif, beaucoup moins cette dernière descente qui allait pourtant me laisser quelques souvenirs.
Mais pour le moment, pas question de refaire la course avant de l’avoir courue.
Le reste de la matinée se passe en famille, avec mon fils et mes nièces.
Et c’est probablement la meilleure manière de patienter : les enfants occupent l’espace, le temps et l’esprit.
Après le trajet jusqu’à Courseulles, nous trouvons facilement une place.
Facilement, certes.
Proche, beaucoup moins.
Nous avons heureusement prévu large, parce qu’une bonne vingtaine de minutes de marche nous sépare encore du départ.
Petit avantage inattendu : les toilettes libres sur le chemin.
À quelques dizaines de minutes d’un marathon, certaines victoires ont plus d’importance que d’autres.
À mesure que nous approchons de la ligne, la foule devient plus dense.
Et la pression commence à monter avec elle.
Quelques minutes avant le départ
Je regarde l’arche et sautille légèrement sur place.
Je suis au départ de mon premier marathon.
Un événement presque banal lorsqu’on pratique les sports d’endurance depuis longtemps, et pourtant suffisamment symbolique pour provoquer cette petite pointe d’émotion que je ressens avant presque chaque grand départ.
Et puis une phrase me revient.
« Tu verras, courir un marathon sec, c’est bien plus difficile que le marathon d’un Ironman. »
On m’avait prévenu.
Évidemment, c’est précisément maintenant que mon cerveau décide de me la rappeler.
Une petite pression commence à monter.
Je la chasse rapidement.
Je pense plutôt au chemin parcouru pour être là. À tous ces matins où j’ai choisi d’aller courir. À l’organisation nécessaire pour concilier l’entraînement, le travail et ma vie de père.
Je parle volontairement de choix et non de sacrifices.
Nous sommes des sportifs amateurs. Personne ne nous oblige à faire tout ça.
Mais choisir de donner une place importante à un objectif engage malgré tout. Chaque heure consacrée à l’entraînement est une heure que l’on ne consacre pas à autre chose.
Et lorsque l’on est papa solo, cette réalité est impossible à oublier.
Je suis dans le sas des 3 heures.
The Final Countdown dans les oreilles.
Le speaker chauffe la foule. Tout le monde applaudit et lève les bras. Je n’entends absolument pas ce qu’il raconte mais, discipliné, je fais comme les autres.
Quelques minutes.
Quelques secondes.
Et soudain…
C’est parti.
16 kilomètres presque parfaits
Le départ est finalement beaucoup plus simple que je ne l’imaginais.
Je trouve rapidement mon rythme sans tomber dans le piège classique du départ beaucoup trop rapide.
Un coucou à la famille.
Un regard avec Junior.
Un peu de slalom pour trouver ma place dans le peloton.
Premier kilomètre : 4’35.
Tout va bien.
Les seize premiers kilomètres longent la côte normande. Il fait environ 15°C, le vent est discret et les conditions sont quasiment parfaites.
Je tourne autour de 4’26/km de moyenne.
Les jambes répondent.
Le plan est respecté.
Pour le moment, tout paraît presque facile.
Mais un marathon n’a probablement pas grand-chose à raconter lorsqu’il est facile.
Le vent s’invite
Nous quittons progressivement la côte pour remonter le canal entre Ouistreham et Blainville.
Et là, surprise.
Vent de face.
Rien de dramatique, mais suffisamment pour commencer à grignoter quelques secondes.
Les huit kilomètres suivants passent autour de 4’30/km.
Avec le recul, c’est probablement ici que se sont envolées quelques-unes des secondes qui me sépareront finalement des 3 h 10 que j’avais discrètement dans un coin de la tête.
Mais sur le moment, pas question de commencer à faire des calculs.
D’autant que les 3 h 10 ne sont pas l’objectif.
Le véritable objectif reste le même : rester maître de ma course jusqu’au bout.
Et le vrai marathon est encore devant moi.
Au 28e kilomètre, la course commence vraiment
Les kilomètres suivants concentrent quasiment tout le dénivelé du parcours.
C’est maintenant que la préparation doit parler.
Et c’est aussi au 28e kilomètre qu’arrive un petit moment que nous avions préparé.
Junior est là.
Sa mission : me tendre une nouvelle flasque sans que j’aie besoin de m’arrêter.
Nous avions répété l’opération et il est concentré comme si sa propre course en dépendait.
Échange réussi.
Cela ne dure probablement que deux ou trois secondes.
Mais ce sont peut-être les secondes dont je me souviens le mieux.
Une partie de moi aurait évidemment envie de m’arrêter et de le prendre dans mes bras.
À la place, je tape dans sa main et continue.
Il reste quatorze kilomètres.
Je suis encore parfaitement lucide.
Le profil monte progressivement et l’allure diminue avec lui.
Mais quelque chose me rassure : je double.
Beaucoup.
La difficulté que je ressens n’est donc pas uniquement la mienne.
Je ne suis pas en train d’exploser.
Je suis simplement en train de courir un marathon.
Et cette différence change beaucoup de choses dans la tête.
Les kilomètres passent.
L’allure baisse légèrement, mais jamais de manière incontrôlée.
Pas de mur.
Pas de rupture.
Pas de moment où je me demande sérieusement si je vais réussir à aller au bout.
Je cours moins vite parce que le parcours devient plus difficile.
Pas parce que ma course est en train de m’échapper.
Et pour moi, toute la différence est là.
Et soudain… ça descend
Après une dizaine de kilomètres quasiment toujours en montée, je sais que le profil doit enfin devenir favorable jusqu’à Caen.
Ce que j’ai beaucoup moins bien anticipé, c’est à quel point il va redescendre.
Aux alentours du 40e kilomètre arrive une descente beaucoup plus marquée.
Sur le papier, après dix kilomètres à monter, cela devrait être une excellente nouvelle.
Mes cuisses et mes mollets ne sont visiblement pas du même avis.
Les muscles se contractent brutalement.
Pendant quelques instants, je commence sérieusement à me demander si je ne vais pas finir avec une crampe et parcourir les derniers kilomètres en boitant.
À quarante kilomètres, ce serait tout de même légèrement contrariant.
Heureusement, au bas de la descente, le décor change complètement.
Nous entrons dans les rues de l’hypercentre de Caen.
Il y a du monde partout.
Les encouragements arrivent des deux côtés de la route et, progressivement, quelque chose se passe.
La douleur est toujours là.
Mais je n’y pense plus.
Je cherche Junior du regard. Avec cette foule, je sais que mes chances de le repérer sont faibles, mais je regarde quand même.
Rien.
Alors je cours.
Jusqu’au bout, je garde un œil sur cette barre des 3 h 10. Je sais qu’elle s’éloigne, mais suffisamment peu pour continuer à y croire.
Et surtout, contrairement à ce que j’aurais pu imaginer, cela ne provoque aucune frustration.
Parce qu’à cet instant, je comprends autre chose.
Sur un parcours un peu moins exigeant, avec une préparation plus complète, il y a probablement encore beaucoup à aller chercher.
Peut-être même, un jour, ces fameuses trois heures.
Mais ce n’est vraiment pas le moment d’y penser.
Pour l’instant, il reste un kilomètre.
Et je le cours en 4’16.
3 h 11 min 39 s
Je franchis la ligne.
Et ma première réaction n’est pas de regarder ma montre.
Je n’ai même pas vraiment envie de connaître mon temps.
C’est terminé. Et à cet instant, cela me suffit.
Parce qu’au fond, la réponse à la seule question qui comptait vraiment est déjà là.
Je n’ai pas subi mon marathon.
Je n’ai pas flanché.
Je n’ai pas rencontré ce fameux mur que l’on m’avait tant annoncé.
Je suis resté lucide, régulier et maître de ma course jusqu’au bout.
Le premier semi a été couru autour de 4’25/km, sur la partie la plus roulante.
Le second autour de 4’35/km, avec l’essentiel du dénivelé.
Ce n’est pas parfaitement régulier.
Mais c’est cohérent.
C’est solide.
Et surtout, c’est exactement le marathon que j’étais venu chercher.
Je retrouve Junior et le reste de la famille un peu plus loin. Se déplacer jusqu’à l’arrivée n’était pas évident pour eux après m’avoir attendu au 28e kilomètre pour le ravitaillement.
Le chrono, finalement, attendra.
Je crois que je ne réalise vraiment ce 3 h 11 min 39 s que le lendemain, en lisant quelques messages de félicitations.
Et c’est presque mieux ainsi.
Parce que pendant quelques heures au moins, ce marathon n’aura pas été un chrono.
Il aura simplement été le point final de ces six derniers mois.
Ou peut-être, finalement, le début de la suite.
Pas de mur
Il y a aussi une satisfaction beaucoup plus pragmatique : la nutrition a fonctionné.
Ma stratégie était volontairement simple : six gels Decathlon Energy+, avec et sans caféine, environ un toutes les trente minutes, complétés par deux flasques de boisson isotonique.
Environ 70 grammes de glucides par heure.
Après quelques difficultés digestives pendant la préparation, tout est parfaitement passé le jour J.
Pas de problème gastrique.
Pas de grosse baisse énergétique.
Et surtout, pas de mur.
Je ne sais évidemment pas quelle part attribuer à la nutrition, à l’entraînement ou à la gestion de l’allure.
Probablement un peu des trois.
Et c’est finalement assez représentatif de cette course.
Rien d’extraordinaire.
Pas de stratégie révolutionnaire.
Pas de moment héroïque.
Simplement beaucoup de petites choses correctement exécutées jusqu’au bout.
Alors, plus difficile qu’un Ironman ?
Cette fameuse phrase entendue avant la course méritait quand même une réponse.
« Un marathon sec, c’est plus difficile que le marathon d’un Ironman. »
Après avoir connu les deux ?
Je ne crois pas.
Mais je ne crois pas non plus que l’inverse soit vrai.
C’est simplement différent.
Sur un Ironman, lorsque le marathon commence, le corps a déjà derrière lui plusieurs heures de natation et de vélo. La fatigue est installée depuis longtemps et la course à pied devient une épreuve de gestion autant que de vitesse.
Sur un marathon sec, on arrive frais.
Mais justement : on peut courir beaucoup plus vite, solliciter le corps différemment et découvrir d’autres formes de douleur.
Je n’ai donc pas trouvé l’un plus difficile que l’autre.
En revanche, lorsqu’on parle de préparation, mon ressenti est beaucoup plus net.
Après avoir connu une véritable préparation Ironman, préparer uniquement un marathon m’a semblé beaucoup plus simple.
Physiquement, bien sûr.
Mais surtout dans l’organisation du quotidien.
Et c’est d’ailleurs précisément pour cela que j’avais choisi, cette fois, de ne faire que de la course à pied.
La préparation Ironman, c’est plus.
Plus de disciplines.
Plus d’heures.
Plus de matériel.
Plus de logistique.
Plus de contraintes.
Mais dans mon expérience, c’était aussi plus d’épanouissement.
Et c’est peut-être finalement là que commence réellement l’histoire de ce journal.
Quelque part au cours de ces derniers mois a commencé à naître une question.
Une question beaucoup plus importante pour moi qu’un temps sur marathon :
Est-il possible de préparer sérieusement un Ironman lorsqu’on vit seul avec son enfant ?
Pas seulement réussir à caser quelques séances entre deux obligations.
Préparer réellement un Ironman.
Être père avant d’être sportif.
Continuer à travailler.
Conserver une vie sociale.
Ne pas demander à son enfant de subir nos propres ambitions.
Et, idéalement, prendre du plaisir à faire tout cela.
Je crois que j’ai déjà une partie de la réponse.
Mais ça…
C’est une autre histoire.
